PHOTOGRAMMES

PHOTOMONTAGES

   

PHOTOMONTAGES

Au second trimestre, des élèves de 5e sont intéressés par la photographie :

* Quelques-uns veulent réaliser un reportage photo sur la faune environnante (bien pauvre en réalité !).

* Quelques autres préfèrent se lancer dans des photogrammes.

* Enfin un groupe de 7 ou 8 veut réaliser des photos-montages :

-Découpages dans des magazines et reconstitution de personnages fantaisistes ;

- Prises de vue ;

- Développement à la M.J.C. (le(s) laboratoire(s) des C.E.S. sont, quand ils existent et ne sont pas détériorés, insuffisants pour 16 enfants !!. Je passe sur les nombreuses péripéties du développement quand on est seul avec seize !

- De retour au C.E.S., constitution d'une sorte de dossier humoristique où les élèves de l'autre groupe de la même 5e ne sont pas épargnés.

Ils ont réalisé plusieurs tirages sur papier de chaque photo. Pour réaliser le montage, ils n'ont pas obligatoirement choisi les plus nettes !

Ce travail a été exposé au mois de juin. Gros succès !

Janine POILLOT

PHOTOGRAMMES

PRINCIPE ET OBJECTIFS

En gros c'est faire de la photo sans appareil photographique : on expose à la lumière un papier photo-sensible sur lequel on a posé l'objet à « photographier ». Cette technique peut être une première étape vers la pratique de vraies photos puisqu'elle met en application le même principe.

MATÉRIEL NÉCESSAIRE

- Une planchette (aggloméré genre novopan de 19 ou 22 mm d'épaisseur) au format du papier sensible utilisé.

- Une plaque de verre aux dimensions légèrement supérieures à celles de la planchette. (Pour des raisons de sécurité prendre un verre double ou triple épaisseur.

Remarque : une planchette/plaque de verre peut suffire pour deux.

Du papier photo-sensible spécial pour ce genre de travaux. Il s’agit d'un papier très lent et c’est précisément cette caractéristique qui permet de pratiquer cette technique dans une salle simplement assombrie. Le papier photo classique demande une chambre noire.

Le papier spécial pour photogrammes se trouve en vente dans les magasins spécialisés dans les articles pour travaux manuels artistiques.

- Du révélateur et du fixateur (n'importe quel révélateur ou fixateur pour papier photo peut convenir). Prévoir deux flacons plastiques opaques pour la conservation de ces produits.

- Trois bacs plastiques (pour le révélateur, pour l'eau de rinçage, pour le fixateur) ainsi que un ou deux récipients assez grands (seaux ou bassines) pour le rinçage final des photogrammes.

Deux pinces en plastique sont utiles.

- Une lampe de 100 watts dans une douille montée sur un fil de 5 à 6 m muni d'un interrupteur olive à environ 2 mètres de l'ampoule. (Ne pas prendre une ampoule à verre dépoli mais une ampoule à verre clair).

- Une pendulette avec une grande trotteuse pour les secondes.

- Si possible une sécheuse/glaceuse.

- Du papier calque, crayons, gomme, encre de chine, drawing-gum, des objets en verre, des plantes, et beaucoup d'autres éléments à «photographier».

   

 

COMMENT PROCÉDER

- Installation des différents coins de travail dans la salle de classe.

Installation du coin « exposition »

Au-dessus d'une table et à 1,50 m environ, fixer la lampe. On peut par exemple suspendre la lampe à une grande règle entre deux armoires.

Veiller à ce que l'interrupteur soit facilement accessible.

Installation du coin « développement »

Disposer sur une grande table, protégée par un morceau de plastique ou par des journaux, les trois bacs :

le bac avec le révélateur ;

le bac avec de l'eau pour un rinçage avant le passage du papier dans le dernier bac qui est le bac avec le fixateur.

(Indiquer très visiblement sur les flacons et les bacs la nature du produit.)

DÉROULEMENT DES OPÉRATIONS

- Préparation du motif sur la plaque de verre.

Disposer les éléments, par exemple des plantes sèches. Lorsque l'ensemble paraît suffisamment harmonieux et net, poser la plaque ce verre sur la planchette.

- Choisir le format de papier sensible adéquat, le glisser entre la planchette et la plaque de verre.

Attention ! côté sensible vers le haut ! (pour distinguer le côté sensible il faut se rappeler que le papier a tendance à s'incurver en relevant ses bords vers le côté sensible).

- Passer à l'exposition assez rapidement

Placer la plaque bien sous la lampe. Allumer et chronométrer le temps d'exposition qui est à déterminer préalablement avec précision en faisant plusieurs essais (ce temps d'exposition peut varier de 60 secondes à 3 minutes selon le papier).

- Retirer le papier, le tremper sans le révélateur et l'y laisser jusqu'à ce que les noirs soient bien noirs et les blancs très blancs.

- Retirer le papier du révélateur, le passer dans le bac contenant l'eau de rinçage et l'introduire dans le fixateur.

Laisser au minimum 20 minutes dans le fixateur (ce temps n'est pas critique, il n'y a aucun risque à laisser l'épreuve plus longtemps dans ce bain).

- Mettre l'épreuve dans l'eau de rinçage et rincer au moins une demi-heure à l'eau courante ou dans une eau plusieurs fois renouvelée. Si le rinçage est insuffisant les traces du fixateur qui subsistent sur le photogramme jaunissent les blancs.

- Faire sécher l'épreuve avec la sécheuse. Attention, le papier utilisé pour les photogrammes ne peut se glacer.

- Le photogramme terminé est mis en valeur, collé sur une planchette (par exemple sur du novopan) à la colle vinyllinique (colle blanche à froid de menuiserie) les chants passés à la gouache blanche.

VARIANTES

- Disposer des objets en verre. Des effets d'ombre sont obtenus si on déplace la source de lumière (ou l'ensemble soumis à l'exposition à la lumière) au cours de l'exposition.

- Recouvrir la plaque de verre d'une couche de sucre ou de gros sel ou de farine... et y dessiner au doigt ou au pinceau ou avec une baguette.

- On peut reproduire un document ou un photogramme. On obtient alors un négatif. II est nécessaire d'augmenter la durée de l'exposition. Voici comment il convient de placer le papier sensible.

verre

papier sensible

(côté sensible vers le bas)

document, face à reproduire en contact très étroit avec le papier sensible

- Pour obtenir un profil, poser la tête sur la plaque de verre, le papier sensible étant bien disposé sur la planchette.

Exposer plus longtemps et ne pas bouger durant l'exposition.

- Des effets intéressants sont obtenus par pliage de papier calque (des nuances de gris, des noirs plus ou moins profonds...)

verre

calque plié posé directement sur le papier sensible

   

REMARQUES

Lorsque l'objet est assez fin (des plantes par exemple) on a tout intérêt à le coincer entre la plaque de verre et la planche : les contours deviennent plus précis.

La durée de l'exposition varie en fonction du papier et de l'épaisseur de l'objet à « photographier ».

Travailler dans la demi-obscurité: tirer les rideaux ou baisser les volets.

II suffit d'un peu d'imagination, de tout essayer pour obtenir de bons résultats.

II est important d'avoir à sa disposition une grande quantité de matériel pouvant être utilisé : épingles, clous, trombones, papier calque, carton, sucre, gros sel, plantes, tout objet en verre ou plus ou moins transparent, morceaux de dentelle, de tissu, etc.

Danièle BROGLY

Bibliographie :

« Les photogrammes » de Pierre Bruandet, Fédération des oeuvres laïques de Paris, dans la collection « l'atelier des loisirs » aux Éditions Dessain et Tolra, 1971, 62 pages (document excellent).

Et une adresse utile si vous ne trouvez pas le papier sensible chez votre fournisseur habituel : Arcadi-Karmoll-France, 33, rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris, papier photogrammes for­mats 13,5 x 21, 21 x 29,7, 21 x 54, révélateur, fixateur (vente par correspondance).

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