Avec des encres de Chine

A l'atelier, nous disposons de feuilles de papier glacé, de pots d'encre de Chine noire et d'un assortiment d'encres de couleurs, de pinceaux, de plumes à dessin de plusieurs grosseurs. Nous avons aussi un petit atelier mobile - une boîte à gâteaux où sont disposés des pots de lavis de couleur préparés à base d'encre de Chine de couleurs ou de recharges de Skrib allongés d'eau et des morceaux d'éponges Spontex (un par couleur), coupés en parallélépipèdes dans une grosse éponge.

Au pinceau ou à la plume on dessine à l'encre noire. Avec un peu de chance une jolie silhouette apparaît, une dame, une fleur, le soleil, un clown... que les dentelles viennent enrichir. On laisse sécher.

Plus tard, nous sortirons la boîte aux lavis, nous laisserons nos petites éponges s'en imbiber, puis nous les presserons juste à point, du bout des doigts - qui prennent, hélas, les couleurs de l'arc-en-ciel ! - Nous en tamponnerons un papier d'essai pour vérifier la qualité de la trace. Si l'éponge est trop mouillée, le papier se détrempe, si elle est trop sèche la couleur n'apparaît pas. Quand le dosage est bon - chacun le fait pour soi à sa convenance - on tamponne le dessin tracé à l'encre noire et bien sec peur le rehausser de couleurs douces. Certains enfants jouent avec les mélanges de couleurs qu'ils superposent ou juxtaposent. Ils ont beaucoup de plaisir.

   

On peut aussi égayer par ce procédé simple et rapide des illustrations au limographe en noir sur la couverture du journal scolaire, sur un programme de fête ou une carte de voeux... L'attrait d'un procédé nouveau est toujours l'occasion de se surpasser, de réussir, d'être heureux.

P. CHAILLOU

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